
Les Chevaliers d'Émeraude Forum sur les chevaliers d'Émeraude |
| | |
| Auteur | Message |
|---|
Maximiliann Chevalier d'Émeraude

Nombre de messages: 45 Date d'inscription: 16/08/2007
 | Sujet: Re: La riviere Jeu 31 Jan - 2:11 | |
| Maximiliann ne s’attendait guère à la réponse qui suivit sa question. Plutôt arrogante et absurde en même temps, cela ne répondait que très peu à tout son monologue qu’elle avait, semblait-il, ignoré. Maximiliann s’était renfrogné face à sa question qui lui semblait évidente : Cela était donc normal qu’elle pose ce genre de question, n’est-ce pas?
« Ouais, c’est ça, et moi, je ne peux guère me faire entendre.... même après lui avoir annoncer mon titre, elle fait comme si je serais un guère vagabond comme ce Killik », grogna-t-il intérieurement. ‘Il ne faut pas te laisser atteindre pour si peu, garde donc ton calme’, soupira la jeune fille de la pierre. ‘Ouh! Ça doit quand même blesser dure l’orgueil! Hahaha! ne put s’empêcher de ricaner Dagann.
Mais il ne put continuer sa conversation mentale puisque Elle avait reprit aussitôt la parole demandant de quel côté étaient ou était-il.
Ce qui entendit ne le fit que resserrer davantage la mâchoire en fronçant les sourcils. N’avait-elle qu’écouter qu’une infime partie de ce qu’il avait déblatéré jusqu’à maintenant? Pourquoi avait-elle été si obsédée par ce piètre mercenaire? Son regard insistant lui fit naître qu’un sourire, sourire conspirant un plan avec lui-même, dans sa tête.
« Et si je lui disais exactement ce qu’elle ne voudrait pas entendre? », dit-il sadiquement. ‘Ce ne serait certainement pas une bonne chose, tu te dois de respecter le code de chevalerie que tu as appris par cœur, Maximiliann’, lui déclara gravement le vieux fermier.
« Je sais, mais elle le mériterait, ne pas m’avoir écouté- »‘Tu lâcheras pas ce point! XD T’es trop rancunier pour ça!’« Je ne suis pas r a n c u n i e r »
Mais il n’eut point le temps de mettre en marche sa conspiration puisque Elsenia s’était levée, enfin, il ne sait plus si c’était parce qu’elle s’était levée ou par les mots, ou plutôt les noms, dont le sien, qu’elle avait dites. Non. C’était le fait qu’elle soit passée à ses côtés, ainsi que ceux de Killik, qu’il s’aperçut d’elle enfin. Même pas deux d’entamés vers elle qu’elle titubait vers la jeune inconnue, avec difficultés, qu’elle s’était mise à lui parler. À lui parler de chose pour le moins étrange et improbable, selon le point de vue de ‘Miliann. Comment pouvait-elle vraiment aider cette inconnue, alors qu’elle était simplement une paysanne? Son regard interrogatif brûla plus intensivement derrière le crâne de la jeune femme où il l’avait posé. Aurait-elle quelconque contacte avec des gens royales? Penchant légèrement la tête sur le côté, il dévia son regard et jeta un furtif coup d’œil à Killik, il n’avait l’air guère intéressé, comme à son habitude, mais une pointe d’amusement pourrait bien faire office dans ses yeux. Mais cela n’était qu’interprétation.
Puis se tenant toujours aussi silencieux, il sentit l’homme qui se tenait quelque peu en retrait, s’étant avancé peu avant qu’Elsenia parle, remué nerveusement. Et cela fut justement la cause du pourquoi l’inconnue nommé Mary-Lune Asuka se jeta sur lui, toutes griffes sorties (expressions... =P). Il n’eut guère le temps de réagir de suite, trop surpris par la tournure des évènements. Il n’aurait jamais pensé qu’elle aurait eu le courage, enfin, folie serait mieux appropriée, de les combattre, eux trois hommes, dont un chevalier et deux autres hommes qui n’avaient guère étrangers à la bataille.
Killik eut plus de réflexes que lui à ce moment, et sauva son frère de justesse. En fait, les quelques couteaux lancés étaient passés par-dessus les deux frères. Dans son lancé, Mary-Lune avait pris un élan et se tenait maintenant quelque peu à gauche de Maximiliann. Elle faisait face aux deux jeunes hommes, alors il se dit, aussi déloyale cela était, que c’était le moment opportun. Apportant une main à son épée, il vit Killik qui le regardait, il lui fit un bref mouvement de tête, confirmant ses futures actions à ce mercenaire. Jetant un coup d’œil à Elsenia, Maximiliann n’avait guère envie de se fondre dans la mêlée, mais lorsqu’il vit le geste de Remiel, voulant retourner auprès d’elle, il se sentit un peu plus soulagé, soulagé de voir son amie à couvert.
Puis, il dégaina son épée, lançant un dernier regard à Killik, tout en avançant d’un pas furtif vers la jeune pirate. Son geste ne fut pas resté longtemps secret, puisque Mary-Lune en fit de même avec sa rapière, plutôt rapidement et agilement, cela se voyait que ce n’était pas sa première bataille. Voilà qui était bon, parce que lui non plus. Il se mit alors sur la défensive, voulant analyser les forces de cette adversaire. Elle ne se fit pas prier, voyant qu’il ne bougea pas, elle en profita pleinement, lui lançant une attaque dans les côtes, coup qu’il para plutôt bien. Son coup était bien placé, mais la force n’y était pas aussi présenta qu’avec ses frères d’arme. Normal, puisqu’elle appartenait à gente féminine, jusqu’à preuve du contraire!
Elle lança sa deuxième attaque avec tellement de rapidité qu’il n’eut point le temps pour déplacer son arme à son bras, coup qui était plutôt difficile à parer. Car depuis toujours sa faiblesse au combat se tenait de l’épée, il n’avait jamais eu de talent en ce genre de duel, bien qu’il était capable de défendre sa vie avec. Mais le résulta restait toujours : une entaille s’était creusée dans son avant-bras, lui causant une horrible douleur. C’est avec un grognement plaintif qu’il échappa son arme sous le coup de l’impact. Malheureusement, c’est à ce moment qu’elle décida de lui assener son troisième coup depuis le début des échanges, enfin si l’on peut dire cela, car c’était plutôt lui qui recevait et qu’elle qui envoyait. Bien que pendant qu’il avait reçu son deuxième coup, elle avait dégainé une deuxième arme et se battait avec autant d’aise contre Killik.
Elle n’avait peut-être pas la force d’un ogre, mais elle avait la rapidité; une lacune pour un atout.
Mais au moment où elle entendit le son de l’arme de Maximiliann frapper le sol, elle pivota sur elle-même en un beau trois cent soixante degrés. Coup que Maximiliann eut de la facilité à éviter, en sautant par-dessus. En retombant au sol, il fléchit quelque peu les jambes, en allongeant une, faisant lui-même un trois cent soixante degrés, avec l’Aide de ses mains, pour atteindre sa ou ses chevilles. N’oubliant pas de reprendre son arme en se relevant, il joua sur sa vitesse pour la surprendre. Soit qu’elle allait tomber et qu’il allait lui mettre l’épée sous sa gorge, l’immobilisant au sol, ou bien elle sautait par-dessus et il la frappait au niveau des bras levés pour combattre. Il espérait un moment d’inattention de sa part pour ne pas voir arriver ses coups consécutifs. |
|  | | Killik Valentine Mercenaire

Nombre de messages: 49 Date d'inscription: 23/05/2007
 | Sujet: Re: La riviere Mer 6 Fév - 2:41 | |
| La jeune fille se présentait bien aisément, trop aisément, même. Face à des inconnus, elle eut du être davantage sur ses gardes. Était-elle à ce point naïve qu’elle ne savait pas les dangers qu’il y avait à donner ainsi son identité à tout va? Où étais-ce là des mensonges? Il fronça les sourcils.
Et comment le maître d’un royaume – ou plutôt la maîtresse – pourrait-il en venir à accepter d’offrir son aide à une vermine? Il ne fallait pas se le cacher, les pirates étaient dans le même lot que les mercenaires, ils étaient des insectes à écraser. Avoir des ennemis leur était une chose normale, à priori, le monde entier était leur ennemi. Comment pouvait-elle espérer avoir de l’aide quelconque?
Elle se lassa bien vite de lui et reporta son attention sur les autres. Killik n’appréciait pas sa façon d’être. Trop sûre d’elle. Quelque chose clochait.
*Bien joué*
Songea-t-il comme Max répondait à la jouvencelle ce qu’il s’était simplement permit de songer tout bas. Il s’empêcha de pouffer de rire et s’efforça, de fait, de garder son calme alors que la jeune pirate ajoutait d’autres sottises au lot qu’elle avait déjà déblatéré plus tôt. Les rumeurs filent au vent et savent se rendre jusqu’aux autres continents. Qui plus est, ils passent bien souvent par la mer. La mer… elle y avait vécue? Tiens donc, quelle drôle de coïncidence! Elle était PIRATE! Pour ne pas l’effaroucher et attirer plus d’ennuis qu’elle ne semblait déjà vouloir en apporter, il se mordit l’intérieur des joues.
Elsénia reprit conscience entre temps mais il n’en prit compte que comme elle passait près de lui. Il fronça les sourcils. Elle était encore trop faible pour se lever, elle devait rester au repos.
- Pour répondre à ce que tu as dit quelques heures plus tôt, mon ange : c’est pour toi qu’on va rentrer voir un médecin, pas pour l’autre gaillard avec ses fantômes. Fit-il à l’intention de la reine.
Il voulut lui barrer la route d’un bras, mais en même temps, il ne voulait pas qu’elle s’épuise davantage à se tirailler contre lui pour arriver à ce qu’elle avait en idée. Elle était plus têtue que dix mules, ça, il n’était pas près de l’oublier.
- T’es trop gentille, ma puce, fit-il de nouveau.
Mais c’était une chose qu’il appréciait chez elle. Que les gens soient de la vermine ou pas, elle était toujours prête à leur venir en aide.
*Parfois c’est à se demander si l’angelot ne serait pas un peu trop naïf… Elie… tu t’attires plus d’ennuis que je m’en attire moi-même…*
- Et toi Rem t’es trop poli, ma parole!
Il commençait à s’impatienter, il savait que quelque chose allait arriver. Remiel aussi, car ce dernier porta une main à son sac. La pirate qui vivais sur la mer le remarqua et se jeta sur lui, prenant ses armes. Ni une ni deux, il se précipita sur son frère, le jetant à terre en poussant un juron à faire sursauter les dieux et à se faire damner. Peu importe, en fait, puisque damné, il l’était déjà.
Après avoir échangé un regard avec son cadet, Killik se prépara mentalement au combat qui allait s’en suivre. Il jeta un coup d’œil au chevalier, qui lui fit signe qu’il allait aussi engager le combat, soulagé de sentir que derrière, Remiel reculait pour servir de bouclier à la reine. Max s’élance, il le suit de près, son chien à sa suite.
Laissant le chevalier attaquer de front, le mercenaire s’éclipsa du champ de vision de la pirate, se laissant oublier un moment. C’était une tactique qui fonctionnait relativement bien dans les cohues qu’il savait créer partout où il passait. Il en avait fait ses preuves à Émeraude, Elsénia devait s’en rappeler.
Il dégaina finalement une épée courte pour attaquer la sauvageonne, qui, étonnamment, répliqua avec une seconde rapière.
- Mais t’as des yeux derrière la tête ou quoi!! S’écria-t-il.
Oui, Killik. Tout le monde sait que c’est tout à fait possible, ça. Cela dit, il devait immanquablement avouer qu’elle était habile. Elle avait l’habitude des combats contre plusieurs ennemis, ce qui lui fit serrer les dents. Elle serait peut-être moins facile à avoir qu’il l’avait espéré.
Maximilian fit une manœuvre agréable à regarder et surtout utile. Killik esquissa un sourire et recula d’un bond, levant une main. Une pierre grosse comme la demi d’un poing s’éleva du sol, se dirigeant vers l’ennemie, visant la tête. Elle devait être trop occupée à trouver un moyen de se sortir de l’attaque du chevalier pour pouvoir prendre compte de ce qui venait derrière. La pierre serait là pour la sonner un peu.
Ou du moins, c’est ce qui serait arrivé, si le mercenaire ne l’avait pas échappée en cours de route… sa télékinésie était loin d’être au point et il avait peut-être – non, assurément – prit un missile un peu trop gros. Il jura intérieurement et décida de prendre une autre tactique. Il allait se jeter sur la sauvageonne, qu’elle tombe ou pas. Il arriverait bien à l’écraser, avec son poids, ou à la tenir au sol. Tant qu’elle ne le voyait pas venir et qu’il ne se prenait pas l’une de ses rapières entre les côtes… _________________ "Nos vertus ne sont le plus souvent que des vices déguisés"
|
|  | | Mary-Lune

Nombre de messages: 9 Date d'inscription: 14/12/2007
 | Sujet: Re: La riviere Mar 12 Fév - 1:35 | |
| [C'était seulement pour avertir qu'ici c'est Ezhekiel, qui prend en main le destin funèbre de cette chère Mary-Lune. Donc, veuillez me pardonnez si je n'ai aps suivi à la lettre le caractèrede celle-ci, bien que je me suis efforcé de le faire... Et aussi, j'ai essayé de ne pas trop me perdre dans les actions... alors désolé s'il y a quelques lacunes! XD Et oublié pour le vocabulaire, je suis vraiment trop ---> (X.X) lolll merci de votre compréhension!]« Il n’y a pas de roi en ce royaume. Pourquoi désirez-vous rencontrer la famille royale? Je peux peut-être vous aider »Mary-Lune pencha la tête sur le côté lorsque ses sons qui n’étaient que des mots résonnèrent dans son subconscient. Celle-là avait l’air plus convaincante que les deux hommes à côté d’elle. L’un croyant à des absurdités enfantines et l’autre, se croyant important. Et un autre restait en retrait.*Sûrement qu’il se méfie, comme les autres*Elle lâcha un soupir inaudible, faisant tourner ses yeux sur sa paupière du haut, ils l’exaspéraient un peu, trop même. Ne leur avait-elle pas dit qu’elle s’adressait à eux, en ami ? Ils réagissaient tellement comme des enfants! Maintenant qu’elle s’était levée, elle se campait sur un pied. - Bon, je crois que vous me l’avez assez dit, qu’il n’y a pas de roi. Je crois que j’ai compris maintenant. Donc si, oui, vous pourriez m’amener à la famille royale, ce serait que très peu—Elle laissa le reste de sa phrase en suspend, elle avait vu celui de derrière bouger. Mary-Lune était habitué à l’Art de combat et elle savait reconnaître pertinemment lorsqu’un geste était fait pour s’armer, et c’est justement un de ses gestes qu’elle vit le jeune homme prendre. Fronçant ses sourcils, elle prit qu’une seule minute pour se réfléchir; ils ne l’avaient que mal accueillie, s’était mis en garde et maintenant, ils voulaient l’attaquer?
Oh non! Cela n’allait pas se passer comme ça. Ne voulait-il pas de son aide, de son offre d’aide, alors qu’ils fassent avec! Elle n’avait rien à perdre, tout ce qu’elle avait besoin c’est d’un endroit où se cacher. En fait, c’est eux qui perdaient un grand atout, mais maintenant qu’ils rejetaient sa proposition, ils allaient le regretter. Elle était une pirate, ils ne la voulaient pas de leur côté, elle n’en voulait guère plus maintenant ! Ils voulaient l’attaquer! Eh bien, soit! Ils allaient s’en mordre les doigts. Elle avait son orgueil, alors elle allait combattre de son côté, elle ne s’alliera avec personne d’autre! Elle allait être ni du côté de l’empereur, ni du leur; tant pis pour eux!
C’est alors, au bout de cette minute qui sembla durer une éternité, qu’elle dégaina un petit couteau, et se jeta, rapidement sur l’homme derrière, couteau pointé devant elle. Juste avant qu’i soit à portée de main, elle lança le couteau. Il passa de justesse en dessous, la laissant voler par-dessus les deux frères couchés au sol. Elle leur fit face, ignorant l’autre derrière qu’elle avait peut-être un peu trop sous-estimé. Elle profita du temps que les frères mettaient à se relever pour chercher sur elle un autre couteau avec lequel elle pourrait en finir avec l’homme prétentieux qui avait pensé pouvoir se mesurer à elle.
C’est alors que celui qui lui faisait dos entra dans la petite partie de plaisir.
Elle s’aperçût, du coin de l’œil, qu’il avait dégainé son épée et ouvrait maintenant le combat avec elle. Il voulait y participer, lui aussi ? Alors, elle ne l’épargnera point non plus! Puisqu’ils y étaient, elle ne laissera aucun survivant! Tous allaient y passer, allait y goutter, à la poussière.
Elle fit de même avec sa rapière, sa longue épée effilée, et assena quelques coups consécutifs et furtifs. Si l’homme était à ses débuts en duel, il allait avoir de la misère à suivre la cadence. Et seulement pour encore plus s’amuser de lui comme elle n’avait pas manqué de le faire plus tôt avec Killik, elle lui prédit ses coups :- Attention à gauche! Elle souriait, elle avait réussi à retrouver sa bonne humeur. Que voulez-vous, elle avait été éduquée de cette façon, se battre était pour elle un divertissement! Elle rit franchement de la situation lorsque l’homme para son attaque, faisant fi de ses paroles. - À droite maintenant! Hop là! Une bonne entaille s’était formée dans le bras du jeune homme. - Pas assez vite! Elle se délecta du grognement plaintif que sortit des lèvres du chevalier, mais dut s’arrêter là, car un opposant l’attaquait à présent de l’autre côté. Sortant sa deuxième rapière, elle para avec agilité imprévisible l’attaque que lui lançait l’homme apeuré des fantômes. Elle rit à cœur joie de la remarque, rire qui devint que sadique en franchissant le bout de ses lèvres.
Ils allaient payer pour tous leurs affronts.
Elle entendit le bruit lointain du fer frappant le sol. C’est alors qu’elle s’accroupissait au sol pour tourner sur elle-même, voulant faire tomber le jeune homme une bonne fois pour toute pour le mettre hors combat. Il l’évita de façon évidente. S’y attendait-il? Non! Cela ne pouvait pas se faire. C’est à ce moment que celui-ci fit environ la même attaque qu’elle avait fait précédemment. Elle s’y attendait, à recevoir une attaque, mais de ce genre moins. Elle essaya de sauter par-dessus, mais elle s’accrocha un pied et perdit son équilibre. Elle chancela, mais elle fit tout pour ne pas tomber. Malheureusement, l’épée vint bordé son visage.
Une double attaque... Il avait été chanceux, ou peut-être brillant. La chance ne l’avait jamais vraiment aimé, donc ce ne pouvait être que cela, car l’homme ne pouvait être brillant.
Une entaille s’était creusée dans son menton et sa lèvre inférieure. Elle passa sa langue sur le liquide chaud et vermeil. Il avait pris un trop grand risque! Elle riposta donc avec un coup double : de chaque main où elle tenait une de ses longues épées effilochées, elle croisa ses bras et d’un coup sec les tira dans le sens opposé, donc, le coup venait maintenant de deux côté complètement différent.
C’est alors qu’elle entendit un bruit sourd, comme si quelque chose de lourd venait de heurter le sol. Se retournant, promptement, elle pivota en donnant un haut coup de pied sur le côté, visant soit les épaules ou la tête, tout dépendamment de la grandeur de la personne se trouvant face. Et cette personne se trouvait à être l’homme qui croyait aux esprits. Lorsque ses yeux se stabilisèrent en face d’elle, elle ne vit aucun Killik, mais qu’une masse informe d’ombre se jeter sur elle. Elle évita à moitié et donc, se fit entraîner avec lui jusqu’au sol. Mais elle ne le voyait pas ainsi. On ne pouvait la traîner au sol de cette façon ! Il allait en manger tout une! Prenant une rapière, elle s’apprêtait à le lui enfoncer dans l’abdomen. |
|  | | La Narratrice Co-Admin

Nombre de messages: 132 Age: 22 Localisation: Dans votre tasse de thé. Date d'inscription: 23/04/2007
 | Sujet: Re: La riviere Ven 23 Mai - 15:11 | |
| Tu regardes le combat, Remiel et je vois que tu t'inquiètes. Vous avez sous-estimé l'ennemie et vous voilà maintenant aux prises avec un plan foireux qui se devrait d'être retouché ça et là. Max est déjà blessé et la pirate se débrouille bien, malgré ses deux attaquants. Pourtant, tu t'étonnes. Oui, je sais, normalement, Killik se débrouille mieux en combat et tu te demandes pourquoi il semble lutter autant contre la sauvageonne. Puis, tu sembles comprendre. Ton frère ne sait faire équipe qu'avec toi, de fait que de s'allier à ce jeune chevalier le met en une position relativement défavorable.
Oui, tous les deux, vous vous connaissez par cœur ou du moins, assez bien pour ne pas avoir à communiquer lors d'une attaque. Vos gestes se coordonnent comme naturellement tandis qu'avec lui, avec cet inconnu, Killik ne semble pas savoir quand agir. D'ordinaire, il se bat seul. Tu serres les dents.
Sans perdre la moindre parcelle du combat, tu éloignes Elsénia encore un peu du danger. Elle ne doit pas être touchée et c'est à toi qu'est revenue la tâche de veiller sur elle. Pourtant...
Pourtant, je le vois bien, dans ton regard, ton expression, il émane de tout ton être le désir brûlant de te joindre à la bataille, ne serais-ce que pour te délecter des mémoires du bon temps passé avec ton frère, de ce temps où vous vous battiez côte à côte contre les voleurs de grands chemins. Ces aventures te manquent, n'est ce pas?
Voyant que Killik fait léviter une pierre, tu le sais d'avance, tu l'as deviné, elle ne touchera pas sa cible. Tu connais ton frère et tu connais sa force, cet objet est trop gros.
Tout ce qu'il aura pu faire aura été d'attirer l'attention de la sauvageonne sur lui et tu crains pour sa vie. Tu le vois qui se jette sur elle et tu serres les dents. Je sens que tu voudrais fermer les yeux mais qu'une force plus grande que toi te pousse à regarder la scène, ne serais-ce que pour voir la victoire de Killik sur l'insolente.
Il se retrouve sur elle, elle enrage. Tu es soulagé. Tu n'as toutefois guère le temps de reprendre ton calme, car voila qu’il te viens cette intuition qu’elle compte lui enfoncer sa rapière dans les côtes. Tu bondis sur tes pieds. Non, Remiel, ne fait pas ça! Ne laisse pas Elsénia toute seule, ce serait une grossière erreur!
Remiel, te voila qui te jettes sur l’ennemi sans réfléchir et qui attrapes sa rapière avant qu’elle ne touche ton frère. Manque de temps, tu l’as arrêtée par la lame et te voila le bras en sang. Il ne te sert à rien de geindre, tu le savais bien, que ce ne pouvait être une bonne idée. Oui, mais sans cela…
Sans ton intervention, il se fut possible que ton frère n’eut pu se relever.
Essaierais-tu d’ignorer la douleur Remiel? Tu pousses le bras de la sauvageonne pour la maintenir au sol. La voilà visiblement prise au piège, à moins qu’elle n’ait un autre tour dans son sac… venant d’une pirate, tu sais comme moi que ça serait possible.
Tu as le souffle court, ton bras tremble. Tu as beau tenter d’ignorer la douleur, il te semble que ton bras s’enflamme, n’est-ce pas? Sais-tu pourquoi?
Sur la lame, il y avait du poison. Et toi, Remiel, des trois combattants que vous êtes maintenant, tu es celui portant la plus grave blessure. Max devrait sentir les effets de façon légère à présent mais toi, toi qui a volontairement arrêté la lame de ton avant bras, l’entaille qui s’y fut faite est bien trop grande pour que tu n’en sois pas gravement atteint. Le poison se disperse dans tes veines, tu te sens mal.
Mortel? Non… une intuition te dit que tu t’en sortiras. Que ce qui est mortel est seulement le fait que le poison attire l’attention hors du combat, rends le corps beaucoup moins performant. Tu sens tes muscles s’affaiblir. Ce qui est mortel, de ce poison, c’est la sauvageonne qui en fait usage.
Invalider l’adversaire pour le tuer plus facilement. Il ne lui suffisait que de quelques coups.
Tu t’effondres sur ton frère, qui est lui-même à demi sur l’insolente et l’emprise que tu as sur le bras de cette dernière se fait moins grande. Il est temps d’agir. Toi, tu ne sers plus à rien. Tu deviens inutile. Il faut qu’ils se bougent et vite, avant que la sauvageonne ne reprenne le dessus sur la situation.
_________________ I want to be a fool... just a little more... |
|  | | Maximiliann Chevalier d'Émeraude

Nombre de messages: 45 Date d'inscription: 16/08/2007
 | Sujet: Re: La riviere Sam 31 Mai - 1:36 | |
| Voilà, l’attaque que Maximiliann avait mise en marche fonctionna à peu près comme il l’avait prévu. Elle voulut, tant bien que mal, l’éviter en sautant à demi par-dessus, cependant, elle devait l’avoir mal calculée, car un de ses pieds se fit ramasser par ton tibia. Elle reprit quelque peu son équilibre et, grâce à la brillante idée de Maximiliann de faire une double attaque, elle eut plus que de la difficulté à parer le coup d’épée qu’avait donné le chevalier. Le résultat était qu’elle fut débalancée et blessée, non gravement malheureusement, à la mâchoire. Peut-être que cela sera assez pour l’aider à ne plus répliquer?
Cependant, le chevalier n’avait pu prédire ce que Killik voulut faire. Étant habitué à faire du travail d’équipe avec les mêmes personnes, chevaliers qui plus est, le style de combat de Killik lui était tout à fait étranger. Il fut donc plus que surpris en voyant une pierre, soulevée par la seule force mentale d’une des deux autres hommes, car il doutait bien que cela soit de la jeune pirate, aller en direction de la scène de combat. Brillante idée, si elle aurait fonctionnée.
Par contre, il était plutôt stupéfait de voir un étranger avoir de telles compétences. Habituellement, tous les enfants ayant des capacités magiques devaient être envoyés à Émeraude, enfin, c’est ce qu’il avait été mis en place, non? Lui, il s’était rendu ici sans qu’on le force, mais cela n’avait pas été le cas de tout le monde. Beaucoup avait dû quitter leur foyer pour s’établir dans le château et apprendre à se servir de leurs dons. Il avait été tellement impressionné par la capacité de l’homme qui faisait léviter la pierre qu’il ne portait plus attention à Mary-Lune. Cela aurait pu lui être fatale, si elle n’avait pas été distraite par un bruit sourd et qu’elle n’avait pas trébuché sur son pied.
Un bruit sourd?
*Dites-moi pas que…?*
Il fut bien déçu lorsqu’il vit la pierre s’être effondrée au sol. Dans la réalité, le tout ne s’était produit qu’en un quart de seconde. Mary-Lune trébuchant, la pierre tombant, Killik s’écrasant sur la pirate, celle-ci qui levait son poing fermé sur garde de sa rapière.
Cela n’était que trop évident : elle allait porter un coup directement dans l’abdomen de Killik. La réflexion était là, dans sa tête, mais le temps que le flux nerveux parcoure tout son corps pour lui venir en aide, l’autre homme l’avait devancé. Homme, parce qu’il n’avait aucunement conscience du nom de celui-ci, ou bien il l’avait déjà su et qu’il l’avait oublié, soit qu’il ne l’avait jamais entendu prononcé.
Enfin, celui-ci s’était littéralement étalé sur Killik arrêtant, du même fait, l’épée effilée de la jeune damoiselle. D’un coup, le sang inonda son bras, le parcourant en gondole rouge foncée. C’est à ce moment que ses jambes et ses mains voulurent bien se dégager de la force gravitationnelle qui le rattachait au sol et vint prêter main forte à maintenir l’enragée au sol. Il n’avait pas remarquer que Remiel avait toutes les misères du monde à tenir la main contenant une des rapières. Rengainant en vitesse sa propre épée, il s’affaissa au sol et lui bloqua son autre bras valide d’une main mettant l’autre sur celui que Remiel tenait déjà. Il savait qu’elle allait se débattre pour se sortir de cette impasse, donc il mettait toute sa force pour ne pas qu’elle s’échappe.
- Il faudra soigner cela, dit-il à l’intention du frère de Killik.
*Si seulement je n’avais pas à la maintenir au sol, je pourrais l’aider!*‘En fait, ça m’étonnerais énormément’, confessa l’horrible voix du voleur dans sa tête.
*Ah, oui? Et pourquoi?*‘Parce que tes compétences dans ce domaine son pas très au niveau.’ Se renfrognant, Maximiliann ne voulut pas répliquer, sachant pertinemment que Dagann avait raison, bien qu’il avait mal à l’admettre. Ils feraient mieux de faire vite pour se débarrasser de l’embarras qu’il tenait à bout de bras.
Il lui vint, soudainement, une idée.
- Kil—
Il s’arrêta brusquement. Il ne pouvait pas l’appeler par son nom, puisqu’il était encore un inconnu. Il faudrait mieux qu’il l’interpelle poliment.
- Monsieur aux fantômes, est-ce que je pourrais vous demander de tenir la demoiselle à ma place pour un quart de seconde? Je vais la lâcher et ce serait bien qu’elle ne tente rien pour attaquer les gens autour.
Ayant confiance dans le jugement de Killik, il délaissa les poignets de la jeune fille pour se concentrer sur ce qu’il voulait faire. Il dégaina son épée, essayant de le faire le plus rapidement possible, et déposa de nouveau sa main sur elle, mais sur la tête cette fois-ci. Il essaya de la tourner pour qu’une de ses oreilles touche le sol, puis il assena un bon coup de pommeau d’épée sur sa tempe. Pas assez fort pour la tuer, mais assez pour la rendre inconsciente.
Ceci fait, il la relâcha. Il étendit son regard plus loin pour établir un rapport sur les faits. Elsenia était encore à l’écart, n’ayant avoir rien d’autre que le mal l’ayant attaqué plus tôt alors qu’elle était tombée dans l’eau. Pas besoin de s’inquiétait de la brute effrontée qu’était Killik, selon lui. Il ne restait plus que l’Autre mystérieux homme arrivé de nul part. Où était-il? Il ne leur aurait tout de même pas faussé compagnie…
Ce n’est qu’à ce moment qu’il le vit, à terre. Maximiliann n’était pas vif d’esprit, loin de là. Il n’était même pas à deux pas d’eux et, sûrement, Killik serait déjà dessus à essayer de l’aider. Donc, Maximiliann s’approcha et s’empêcha de poser la question inutile qui allait franchir ses lèvres : « Ça va? ».
Non, cela n’allait pas, il fallait seulement le regarder pour s’en apercevoir.
- Je vais essayer de t’aider, bien que la plaie ait l’air bien profonde, se rattrapa-t-il.
Il vint donc mettre ses mains par-dessus l’endroit où il avait reçu le coup, sans y toucher. Il ferma les yeux pour se concentrer, sentant le picotement de la magie sortir de ses paumes. S’il avait été capable de guérir la blessure, une chaleur de bien-être ce serait faite sentir. Seulement, la sueur perlait son front et, en ouvrant les yeux pour voir où est-ce qu’il en était rendu, c’était comme s’il n’avait rien essayé.
Il redoubla d’effort, sans résultat. Il ne comprenait pas, pourtant, bien qu’il était vrai qu’il n’était pas le plus qualifié dans la guérison, il arrivait à soigner des plaies de ce genre. Une idée vint le frapper en pleine cœur : et si elle avait introduit une substance illicite, ressemblant à du poison? La peur s’empara de tout son être.
- Et si…?
Il se retourna pour empoigner l’une des rapières et l’examiner. Rien. Quoique, même s’il aurait voulu, il n’aurait pu découvrir seulement à la vue de l’œil le poison l’inondant. Donc, il la sonda de sa main et il devint plus blême que jamais.
- Elle est empoisonnée. |
|  | | Killik Valentine Mercenaire

Nombre de messages: 49 Date d'inscription: 23/05/2007
 | Sujet: Re: La riviere Sam 31 Mai - 2:20 | |
| (Eh quoi, vous me croyiez mort?) S’il se maudit d’avoir raté son attaque avec la lévitation de la pierre, s’il se maudit aussi de n’avoir eut d’autre solution que de se jeter sans penser sur la jeune pirate, il se maudit encore davantage lorsqu’il vit son frère se jeter sur eux pour prendre un coup qui ne lui était pas destiné.
- Non!!
Killik poussa un de ces jurons qui vous damnent dans l’immédiat – damnation qui l’importait peu, sachons-le bien – et tenta de se dégager de sous son cadet. Il n’y parvint que lorsque Maximiliann se décida subitement de cesser de prendre racine, venant serrer contre la terre froide les bras de leur ennemie. Trop inquiet pour songer à cette dernière, le mercenaire repoussa doucement son frère et comme il allait s’informer de ses blessures, le chevalier, sans sembler se soucier du fait qu’il avait beaucoup mieux à faire, lui demanda de devenir les menottes de la donzelle tout en la libérant de sa propre emprise. Lâchant un autre juron sous la forme d’un grognement presque incompréhensible, le jeune homme attrapa les bras de la pirate, qui se fit alors assommer. C’était une belle idée de la part de Maximiliann mais il n’était pas celui qui allait le lui faire entendre.
Plutôt, il reporta toute son attention sur Remiel, qui semblait maintenant au plus mal.
- REM!!
La panique ne se fit point attendre et Killik sentit ses entrailles se serrer, son cœur le pincer comme si tout à coup, il ne savait plus battre. Il voulut lui venir en aide, mais Maximiliann vint s’ajouter au tableau. De quel droit?
En ces rares cas nul ne pouvait ne serais-ce que songer approcher le jeune Remiel. Si Killik passait son temps à le fuir et ne s’était jamais avéré laisser paraître plus qu’il le faut son statut de grand frère, il n’en était pas moins ce genre d’aîné surprotecteur que deviendrait tout être doué d’un tant sois peu de bon sens dans une même situation. Le regard assassin qu’il jeta au chevalier était franchement assez pour laisser sous entendre qu’il avait intérêt à les laisser seuls.
Regard que le chevalier ne vit pas, ce dernier ayant porté son attention sur la plaie de Remiel. Killik s’étonna lui-même du sang-froid qu’il parvint à garder, s’empêchant ainsi de coller une bonne droite à Maximiliann pour l’éloigner.
- Et si tu dégageais, marmonna-t-il en réponse à la question suspendue du chevalier. Je m’en doutais, figures-toi! Reprit-il sur un ton à la limite de la politesse.
Jamais Remiel ne s’était trouvé dans un tel état pour une simple coupure au bras. Il était évident, pour le mercenaire, qu’il y avait eut recours à un poison pour qu’il se trouve à présent dans une telle faiblesse.
- Laisse, je vais m’en occuper. Tu sers à rien! Aboya-t-il à l’intention de Maximiliann.
Avec tout le désir de heurter ses sentiments, bien entendu. Killik en colère n’en avait que faire du bien être d’autrui.
- Tu vas t’en sortir Remiel? Demanda-t-il tout bas à son cadet tout en se penchant sur la plaie.
Il passa la langue sur le sang qui circulait abondamment sur son bras, dardant son regard sur le blessé, en attente d’une réponse. S’il était toujours lucide, Remiel serait en mesure de lui répondre sans bouger ni faire le moindre son. Un seul mouvement des yeux suffisait à ce qu’ils se comprennent et il savait son frère doué pour les intuitions.
Il posa finalement les lèvres sur la blessure ouverte et sanguinolente et s’affaira à retirer au mieux le poison qui s’y trouvait, crachant à sa droite tout le liquide qu’il ne se devait pas d’avaler. C’était peu mais c’était, pour le moment, tout ce qu’il avait trouvé à faire. Tout ce qu’il était, aussi, en mesure d’accomplir pour le bien être de son frère. Certes, le poison devait déjà circuler dans son système, mais s’il pouvait en retirer la majeure partie, il n’allait pas se gêner pour ce faire.
Une grimace se dessina sur son visage alors qu’il crachait de nouveau et son regard enflammé et assassin se posa sur la pirate. Oh, n’allait-elle certainement pas se sortir vivante de cette situation. Killik avait déjà tué pour moins que ce qu’elle avait osé faire et c’était maintenant le royaume des morts qui l’attendait. Il attrapa un couteau de lancer qu’il tenait sur lui et le lança en visant son cou, espérant avec force que ce simple coup soit assez pour damner son âme. Au diable ce que diraient les autres, que ce soit Max, Elie ou encore Remiel. Il voulait sa mort, il allait l’avoir.
Parce qu’un mercenaire finit toujours par avoir ce qu’il désire. _________________ "Nos vertus ne sont le plus souvent que des vices déguisés"
|
|  | | Elsenia Reine d'Émeraude

Nombre de messages: 126 Age: 24 Date d'inscription: 19/05/2007
 | Sujet: Re: La riviere Jeu 5 Juin - 2:25 | |
| Elsenia se trouvait dans une situation fâcheuse. Une jeune femme leur faisait des siennes. Elle ne l’avait jamais vue, et sans aucune raison apparente, elle les avait attaquée. S’attaquant ainsi a la reine d’abord, puisqu’elle se trouvait juste devant elle. Sans défense, elle fut protégée par l’un de ses compagnons. Ce pendant, Elsenia s’en remettait a peine de son malaise. Sa tête lui tournait quelque peu. Au début, tout allait si tranquillement. Elle avait l’impression que cela faisait des heures qu’elle se trouvait la, à regarder le quatuor se battre. Elle se sentait tellement inutile, et de plus, l’un deux restait sans cesse a ses côtés, tel une femme qui n’est point en position de combattre, surtout du fait, qu’elle n’a aucun talent en ce domaine. Ceci dit, cela en mis tout un poids sur ses épaules, de ce pensé autant vulnérable. Le fait de se savoir en danger, constamment, et en être incapable, d’assurer sa propre sécurité seule, par elle-même, l’achalait un peu. Lorsque son regard se promena sur l’ensemble de la bataille, elle remarqua, finalement que la quatrième personne, ne lui disait rien. Elle ne l’avait jamais, vue, et maintenant, ils se battaient tous ensemble. Elle fronça les sourcils, puis décida de laisser tomber, lorsqu’elle vit que leur adversaire avait le début. Elle craignait que l’un deux perdent la vie, mais aussi tôt, Killik repris le dessus. Elsenia se releva, doucement, puis Killik s’apprêta à tuer la jeune femme. Elsie ouvrit à cet instant de grands yeux. Puis tout fut au ralentit, jusqu’au moment, ou celle-ci tomba mollement sur le sol. -NON KILLIK, avait elle crier, lui empêchant de faire cette acte. Mais il était trop tard. Elsenia coura jusqu'à la dame, puis se pencha vers celle-ci. Elle lui toucha le poignet pour voir tout signe de vie, mais s’en était fini. Elle pencha la tête vers l’avant, déçu de la façon dont cela c’était terminé. Tranquillement, Elsenia se releva. Elle resta un moment, debout, dos aux trois hommes. Ses bras étaient tendus de chaque côté. Sa tête, pencher toujours vers l’avant. Ses yeux étaient fermés. Elle ne dit aucun mot, puis se retourna vers eux. Elle les regarda un instant. Puis parla finalement. -Vous avez de grave blessure. Si le venin ne se fait pas retirer, vous aller y perdre la vie. Je vous conseil de venir avec moi au château, je ferai en sorte que mes meilleurs médecins soient a votre disposition. Elsenia, la Reine d’Émeraude avait dit cela, avec un calme surprenant. Elle était sérieuse, seulement, aucune émotion pouvait se faire voir sur son visage. En faite, Elsie n’allait pas bien du tout. Elle avait assisté pour la première fois, a un combat, et il y avait eu un mort. Chose qu’elle n’avait jamais vue. Depuis le moment ou elle s’était levée, ce matin, Elsenia avait vue, et compris beaucoup de chose. Elle avait changé en une journée. Maintenant, elle savait ce qu’elle avait à faire. Sur ce, Elsenia les regarda, puis tourna les talon, commençant ainsi a marché dans la direction du château. HJ desoler pour le court poste. Je ne savait pas vraiment quoi lui faire faire alors.. bref.. ca la donner ca ^^_________________  |
|  | | Remiel Valentine Bandit/Informateur

Nombre de messages: 14 Date d'inscription: 02/06/2008
 | Sujet: Re: La riviere Jeu 5 Juin - 16:09 | |
| Tu ne sais pas si tu ferais mieux de respirer plus vite ou plus lentement. Toutes tes forces te quittent et il te semble que petit à petit, ton cerveau commence à s’embrumer. Ta blessure te semble donner un aperçu de l’enfer où tu iras à ta mort mais la présence de ton frère près de toi a l’effet bénéfique de te dispenser de la moitié de ton mal. Comme un enfant, Remiel, il te suffit de l’avoir avec toi pour te sentir capable de vaincre tous les maux. Tant que Killik est là, il ne peut rien t’arriver.
Je te sens en désaccord avec le comportement qu’a adopté ton aîné face à la situation, Remiel. Pour une blessure que tu as choisie d’avoir, il fait de tout le monde son ennemi. Le chevalier n’a rien à se reprocher, il ne mérite pas le venin transporté par ses mots. Mais tu ne dis rien. Je sais pourquoi. Pas parce que tu n’en as plus la force, non, rien au monde ne pourrait t’empêcher de remettre cette tête brulée à sa place. Si tu ne dis rien, c’est que l’attention qu’il te porte, en ce moment, te réchauffe le cœur comme jamais par le passé. Pour cette raison, il peut bien cracher en paroles tout le venin du monde, autant qu’il le voudra. Présentement, il prend soins de toi et c’est pour toi qu’il prolifère ces paroles baignées de haine.
- Tu vas t’en sortir Remiel?
Tu ne crains rien tant que tu es dans ses bras, près de lui, tant qu’il s’inquiétera pour toi. Tu ne sais pas si le poison, à la base, est mortel. Tu te doutes de la raison pour laquelle la pirate l’employait : pour affaiblir. Si à priori ce n’était que pour engourdir les membres, ce ne devait pas être trop grave. Cela dit, ta blessure est grave. En bonne quantité, peut-être ce poison peut-il se faire mortel.
Tu fermes les yeux. C’est assez pour que Killik comprenne qu’il ne te semble pas risquer ta vie. Je vois une légère grimace se peindre sur ton visage alors que ton aîné s’efforce de retirer au mieux le poison qui ne circule pas encore dans tes veines. Puis il s’arrête et tu sais ce qui va suivre. Tu le connais bien et tu sens la hargne qui l’habite. Elle n’aura ni le temps d’être jugée ni de revenir à elle. C’est maintenant qu’elle part pour le royaume des morts.
Que son âme n’ait jamais la paix.
Tu entends, avec un léger bourdonnement à tes oreilles, la demoiselle que tu protégeais qui s’écrie et somme à ton frère de s’arrêter. Bel essais. Tu sais que rien ne l’arrêtera. Killik n’est pas comme ça, il se moque de ce qu’on pense de lui, il se moque qu’on lui en veuille.
Tu es un peu comme cela, toi aussi. Que vos rôles eurent été échangés, tu n’en aurais pas moins fait. Tu l’aurais tuée, comme il vient tout juste de le faire. Peu importe qu’on t’eut crié de cesser. Qu’on t’eut prié d’attendre, supplié, tu eus peut-être hésité, mais le résulta n’aurait en rien changé.
Elle serait morte.
Tu t’attendais à ce que la demoiselle prenne la peine de coller une gifle à ton grand frère et te surprends que ce n’ait pas été le cas. Tu commences à frissonner. Le poison s’attaquerait-il plus sérieusement à ton système?
Elle a peut-être raison, peut-être es-tu en danger, Remiel.
Tu fais signe à Killik que tu ne peux plus te lever. Il lui faudra te porter jusqu’au château.
Château? Killik serait-il à présent capable de supporter la présence d’un membre de la royauté?
La fatigue te prend par surprise et tu laisse ta tête retomber lourdement contre ton frère, fermant les yeux pour garder tes dernières forces. Cela te rappelle le passé dans lequel tu ne te séparais pas de Killik, dans lequel vous parcouriez les grands chemins avec le reste de votre famille, ces immortelles soirées autour d’un feu crépitant, ces nuits passées à la belle étoile qui te manquent et t’ont laissées un vide depuis que vous vous êtes séparés. En cet instant même, il te semble que ce passé n’est, en fait, pas si lointain qu’il en a l’air. Comme si cela pouvait recommencer. Que donnerais-tu, Remiel, pour une soirée avec ton frère et toute ta famille, autour d’un feu, sur une route inconnue, vers une destination dont tu n’en sais pas plus que le chemin sur lequel tu es arrêté?
Tout l’or du monde. N’est ce pas?
Tout l’or du monde. Avec de la chance, peut-être cela ne serait-il pas nécessaire. À condition que Killik ne te fuies pas de nouveau.
Tu donnerais tout l’or du monde pour qu’il ne te fuies pas de nouveau.
Mais tu n’as pas tout l’or du monde, Remiel. (C’est pas mal, quand même, pour quelqu’un qui ne savait pas quoi faire, Elsénia! XD) |
|  | | Maximiliann Chevalier d'Émeraude

Nombre de messages: 45 Date d'inscription: 16/08/2007
 | Sujet: Re: La riviere Dim 15 Juin - 16:09 | |
| Maximiliann ne voulait qu’aider, sans rien ni plus. Lorsque le mercenaire commença à s’énerver contre lui, il les ignora, du moins essayait, lui et ses commentaires désobligeants, mais le ton prit ne le laissa pas indifférent. C’est qu’il n’avait aucune manière et de savoir-vivre! S’il ne voulait aucunement d’aide, son frère risquait d’y passer. D’un autre côté, ce jeune homme avait l’air d’avoir déjà rencontré des situations de ce genre, même s’il ne gardait pas un calme rassurant.
Tout ce qu’il fit fut de s’éloigner quelque peu, donnant de l’espace à l’homme qui avait, une fois de plus, descendu dans son estime, sans oublier de grommeler, sa façon de démontrer son mécontentement.
« Qu’il s’arrange tout seul, crétin! » pensa-t-il.
Sur ce, il tourna le dos au blessé et son frère pour s’effondrer sans grâce au sol, assis jambes croisées, mains déposées sur ses genoux. ‘Max…’, tenta désespérément la jeune fille. « Il n’y a pas de ‘Max’ qui tienne! Quoi? Vous croyez que j’ai tort d’être en colère contre un homme qui n’a aucune manière?! »‘Il a raison de s’énerver. Essaie de comprendre.’ rajouta Albéric.
« Je— »
Ne trouvant rien à redire au fermier, il ne se renfrogna que plus. Qu’est-ce qu’ils avaient tous à en avoir pitié? Ce genre de personnes n’est bon que très loin de lui! Fermant les yeux et se mordant l’intérieur de sa joue, il grogna silencieusement.
Il croisa systématiquement ses bras et ce simple geste lui remémora l’entaille que l’une des rapières du pirate lui avait faite. Il ne pouvait voir la blessure à travers ses vêtements, mais la couleur vermeille s’était mêlée au vert de sa tunique. La mince lame de l’épée avait même tranchée le tissu. Il se défit donc de la manche, la relevant jusqu'à son épaule. Il inspecta son avant-bras et il était difficile de ne pas voir où la lame avait frappée. Une ecchymose s’était formée autour, sûrement dû au liquide empoisonné qui ruisselait sur la rapière.
Il mettait sa main au-dessus de l’entaille que le cri de la jeune paysanne derrière lui le fit sursauter. - Non! KILLIK!Se retournant promptement, il n’aperçut que la fin du geste, eut seulement le temps de voir la charmante lame traverser le cou de la damoiselle. Bondissant sur ses pieds, il se précipita, marchant d’un pas coléreux, sur Killik, l’empoignant solidement par son collet à l’aide de ses deux mains.
Qu’est-ce qui lui avait passé dans sa tête à ce connard? Agir de cette façon, se venger, ne l’amènerait à rien!
- Imbécile de triple idiot ridiculement demeuré! [XDDD]
Impulsivement et comptant sur la surprise que pourrait avoir l’homme à se voir soulever de terre, il lui offrit une belle droite sur sa joue gauche.
Ce ne fut que lorsque ses mots et son geste dépassèrent sa pensée que la voix de la raison, qui ressemblait étrangement à celle du chef des chevaliers, résonna dans sa tête :- Sois poli, courtois et attentif quoi qu’il arrive. Fais toujours preuve d’une grande maîtrise de toi. N’affiche aucune arrogance autant en présence des rois que des gens du peuple. Comporte-toi avec noblesse et donne le bon exemple. N’utilise ta force que pour servir le bien, jamais dans un but de gratification personnelle…Mais en ce moment, il n’en avait que faire du code, car l’homme en face de lui ne méritait plus de sa courtoisie et ne l’avait jamais mérité, selon lui. Il fulminait intérieurement autant qu’extérieurement.
- Elle ne voulait que notre mort, mais ce n’était pas à nous de la juger! Cela appartenait à la souveraine de ce royaume de voir si elle était encore digne de vivre ou non.
Il leva le poing pour donner un autre coup de poing, mais se retint, le rabattant vers le sol.
- Et, d’après ce que je peux voir, tu ne fais aucunement parti de la royauté, parce qu’un être comme ne mènerait un royaume qu’à sa perte.
Le visage contracté par la colère, sa tempe battante, il s’éloigna de quelque pas préférant mettre le plus de distance entre lui et le mercenaire. Dans son énervement, il n’avait même pas entendu les paroles de la jeune dame, étant dos à celle-ci. Il ne la vit que passer, sans comprendre, à ses côtés pour se diriger vers il ne savait trop où. [Désoulé de mon retard... exams de fin de secondaire *gonna puke* X(] |
|  | | Killik Valentine Mercenaire

Nombre de messages: 49 Date d'inscription: 23/05/2007
 | Sujet: Re: La riviere Lun 16 Juin - 19:50 | |
| Ce bouffon de chevalier faisait la tête et Killik, on le devine, n’en avait rien à battre. S’il pouvait s’éloigner de Remiel et de lui, le plus loin possible, c’était parfait. Ce qu’il ne fit évidemment pas. Il se contenta de s’asseoir et le mercenaire le vit du coin de l’œil sans lui porter la moindre attention. Il y avait plus important à faire : aider, sauver son cadet.
Sans être au bord de la panique, le mercenaire n’en était pas moins déboussolé. C’était son frère qui gisait dans ses bras, incapable de bouger, faible au point de lutter pour garder les yeux ouverts. C’était son frère qui risquait peut-être sa peau et ce, à sa place. Comment ne pas réagir autrement que sous l’impulsion? D’autant plus que Killik avait toujours été quelqu’un d’impétueux, qui agissait avant de réfléchir et qui, de plus, ne se donnait pas davantage la peine de remettre ses actions en cause une fois la situation passée.
Aveuglé par sa rage, devenu sourd pour tout ce qui ne venait pas de Remiel, le jeune homme, en fait, entendit à peine l’objection d’Elsénia. Elle avait toutefois attirée l’attention de Max sur sa conduite et ce dernier s’était retourné et tout le monde maintenant le savait auteur de la mort du pirate. Tant mieux ou tant pis, il n’avait toujours travaillé qu’à son propre compte et son comportement n’allait pas changer du jour au lendemain, pour une jolie brunette au regard d’ange.
Deux poings vinrent le prendre au col et il jeta un regard enflammé au chevalier. Puisqu’il tenait Remiel dans ses bras, être levé ainsi de terre en résulta à repousser le blessé de façon peu délicate et, par le fait même, d’ajouter de la braise au feu déjà bien crépitant du mercenaire, qui se contenta de serrer les dents, tout juste avant l’impact, laissant la force du coup repousser sa tête sur le côté. Lentement, fulminant, il reporta les yeux sur ceux de Maximiliann.
- C’est à la victime de juger et non pas à une quelconque tête de la royauté! Et si c’eut été ta très précieuse reine, que visiblement tu n’as jamais vu, qui se trouvait dans l’état de Remiel, viens donc me dire honnêtement que tu n’en aurais pas fait autant!
Il lui cracha au visage le sang qui s’accumulait sur sa langue et l’affront fut immédiatement suivit d’un fort coup de genou à l’estomac et d’un coup de poing visant un œil. Juste assez pour qu’il n’ait d’autre choix que de s’éloigner.
- Je me demandes bien, entre les badauds et les nobles, qui as le plus de chance de faire sonner le glas d’un royaume! Vous êtes bien beaux, vous, les hauts placés de la société, à l’abris dans vos grandes tours et derrière vos clôtures! Il vous faut une garde rapprochée pour mettre le pied dehors! La populace n’en a pas d’estafier, elle!
Il revint prendre son frère dans ses bras, le levant de terre et le serrant contre lui en grinçant des dents. C’était peut-être la hargne qui le rendait plus chaud, ce pouvait aussi ne pas être ça mais il lui prit l’angoissante impression que la peau de Remiel s’était faite plus froide.
Il repéra le cheval d’Elie un peu plus loin et se dirigea vers ce dernier, y hissant son frère et bondissant en croupe derrière lui pour l’y tenir. Agrippant la bride, il le mena au trot au devant de l’ange qui s’en allait tranquillement en direction de la ville et son impatience le poussa à fulminer bon nombre de jurons qui, bien entendu, ne servirent qu’à apaiser d’un rien son angoisse. Elsénia était à pieds et il ne pouvait pas arriver à destination avant elle, faute de quoi, il lui faudrait attendre là bas qu’elle le rattrape.
N’avait-elle pas l’air agacée? Il lui jeta un bref coup d’œil et fronça les sourcils. Ils étaient tous contre lui pour son geste impulsif. Toutefois, qu’ils réfléchissent un peu, s’être trouvés dans une situation similaire, il avait la certitude que le couteau eut néanmoins transpercé la douce peau de l’impudente.
L’humain reste une bête. Chacun, sans exception, voyant son bien le plus précieux lui être enlevé, réagira de la même manière. La vengeance. N’était véritablement dangereux alors que celui qui, en fait, aimait le plus et si Killik aimait peu de choses, celles qu’il aimait, il les aimait follement.
- Elie, tu n’es pas obligée de faire tout ca pour des… mécréants.
Il jeta un regard inquiet sur Remiel, fronçant les sourcils puis il appuya le menton contre l’épaule de son cadet, poussant un long soupir impatient.
- La prochaine fois… c’est moi qui prendrai les coups à ta place… mets-toi bien ça dans la tête, Remiel.
*Ce n’est pas pour rien que je passe mon temps à t’éviter… à chaque fois, tu te prends des coups à ma place.*
_________________ "Nos vertus ne sont le plus souvent que des vices déguisés"
|
|  | | |
| Page 2 sur 2 | Aller à la page : 1, 2 |
| | Permission de ce forum: | Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
| |
| |
| |
|